Publié le
25.11.21
par Kévin Savonni

Les bâtiments dont l’installation électrique date d’une vingtaine d'années peuvent difficilement supporter nos nouveaux besoins électriques. En effet, les anciennes installations sont plus fragiles et susceptibles de présenter des risques d’électrocution et d’incendie.

Il est donc vivement recommandé de rénover l’installation électrique, partiellement ou totalement, pour vivre confortablement et en toute sécurité.

Chez Revenus-Locatifs.com, nous procédons très régulièrement à la refonte totale de l’installation électrique des appartements et des maisons de nos clients investisseurs, avant leur mise en location.


On estime, qu’en France, près des trois quarts des installations électriques ne sont pas conformes à la réglementation.

Quand le logement a plus de 25 ans, une mise aux normes ou une rénovation électrique complète est vivement conseillée, pour prévenir des risques liés à la vétusté de l’installation.


I. QUELLES SONT LES PRINCIPALES DÉFAILLANCES ÉLECTRIQUES ?

Coupures de courant 

- Utilisation de plusieurs appareils simultanément.

- Fusibles défectueux.

Court-circuit

- Mauvaise isolation des câbles.

Surchauffe et dommages sur les appareils électriques

- Installation inadaptée.

Incendie

- Prise défectueuse, surcharge, court-circuit.

- Selon l’ONSE (Observatoire National de la Sécurité Électrique), sur 200 000 incendies dans les logements en France chaque année, 25 % seraient d’origine électrique.

Électrisation/ Électrocution 

- Défauts dans l’isolation des prises et des fils.

- 200 personnes décèdent d’électrocution, en France, chaque année.

- 4000 sont victimes d’électrisations graves (handicaps, graves séquelles).


II. QUAND FAUT-IL REFONDRE SON INSTALLATION ÉLECTRIQUE ?

On ne joue pas avec l’électricité, domaine hautement sensible, et les risques encourus par les êtres humains et les habitations sont d’une extrême gravité.

Certains travaux de rénovation sont soumis à la norme NF C 15-100, et nous recommandons vivement de faire appel à un professionnel pour le diagnostic de l’installation en place et sa refonte.

Âge du bien

Contrairement aux bons vins, les installations électriques ne se bonifient pas avec le temps et sont souvent frappées de vétusté dans les habitations anciennes où elles n’ont pas été refaites.

Absence de disjoncteur ou de coupe-circuits sur un tableau, installations qui ne sont pas mises à la terre, prises qui chauffent = danger !

Salles de bain

L’eau et l’électricité n’ont jamais fait bon ménage et la salle de bain est la pièce ou les risques d’électrisation sont les plus nombreux.

Soixante centimètres, au minimum, doivent séparer les points électriques (prises, éclairages, sèche-serviettes, chauffage) des points d’eau (lavabo, baignoire, douche).

Si ces conditions ne sont pas respectées : danger !

Facture élevée

Les causes possibles :

- Dommages sur l’installation qui peuvent être temporairement résolus en remplaçant les éléments défectueux.

- Installation inadaptée à la consommation.

Il est nécessaire d’effectuer une remise aux normes.


III. COMMENT CONNAITRE LA PUISSANCE NÉCESSAIRE ?

La juste puissance est celle qui n’est ni trop faible, ni trop élevée.

Trop faible = coupures de courant.

Trop élevée = facture excessive.

Pour déterminer la puissance nécessaire au plus juste, il conviendrait, idéalement, d’additionner la puissance des appareils électriques fonctionnant en même temps.

Ce calcul n’est pas forcément utile, puisque, selon le type de logement, la plupart des ménages optent pour une des trois premières puissances proposées dans une fourchette qui va de 3 kWA à 36 kWA.


Puissance recommandée par type d’habitation

Studio « tout électrique » 6 kWA avec option « heures creuses »
(Version chauffage et eau chaude /gaz : 3 kWA)
Appartement - Petite maison - Maison bien isolée 9 kWA avec option « heures creuses »
(Version chauffage et eau chaude/ gaz : 6 kWA)
Grande maison - Maison moyennement isolée 12 kWA avec option « heures creuses »
(Version chauffage et eau chaude/ gaz : 9 kWA)

En France, la majorité des foyers dispose d’une puissance de 6 kWA pour un équipement classique en appareils électroménagers : lave-linge, lave-vaisselle, réfrigérateur, congélateur, micro-ondes…)

Ce sont le type d’alimentation du chauffage et du chauffe-eau (électricité ou gaz) et le volume à chauffer, qui impactent le plus fortement la puissance électrique nécessaire.


IV. QUELS SONT LES DIFFÉRENTS TYPES DE RÉNOVATION ?

Du remplacement des prises et des interrupteurs au changement total de l’installation, les normes, les intervenants et les coûts sont bien différents.

La rénovation partielle

Une rénovation est dite « partielle » quand elle ne nécessite pas la dépose du compteur ou du disjoncteur et la fermeture du compteur, par un agent Enedis.

Il n’est pas obligatoire de faire vérifier l’installation à la fin des travaux par le Consuel (organisme chargé de vérifier la conformité des nouvelles installations).

Même si une rénovation électrique partielle n’a pas l’obligation d’être aux normes, chez Revenus-Locatifs.com, nous lui appliquons les prescriptions de la norme NF C 15-100.


Peuvent être compris dans une rénovation partielle :

- Le diagnostic.

- La mise en sécurité, c’est-à-dire le respect des dispositions minimales pour une mise hors danger de l’installation électrique.

- La réfection de tout ou partie de l’installation (remplacement des câbles).

- Le remplacement des prises et interrupteurs.

- La mise à la terre. 

- Le remplacement du tableau électrique.

- L’installation de disjoncteurs de 30 mA.

La rénovation totale

Une rénovation est dite « totale » quand elle nécessite la mise hors tension de l’installation électrique par un agent Enedis.

Il est obligatoire :

- De se référer à la norme NF C 15-100 dont l’application impose bien souvent de refaire l’intégralité de l’installation à partir du compteur.

- De faire valider la conformité de l’installation par le Consuel avant sa mise en service.


V. QU’IMPOSE LA NORME NF C 15-00 ?

Applicable pour les rénovations totales et les installations d’un réseau électrique dans une construction neuve, y compris les extensions de maison, elle impose :

- Un ETEL (Espace technique électrique).  On y retrouve la GTL (Gaine technique de logement) qui regroupe l’ensemble des équipements de protection, de commande et de communication du logement.

- Au moins 20% d’emplacements disponibles dans le tableau électrique en prévision de possibles évolutions de l’installation.

- Au minimum deux interrupteurs différentiels de 30 mA pour la protection de chaque circuit électrique.

- Un interrupteur différentiel de type A pour protection de la plaque de cuisson, du lave-linge et de la prise de recharge pour véhicule électrique.

- Au moins deux interrupteurs différentiels pour la répartition des circuits éclairage et prises de courant.

- Un circuit dédié aux appareils de chauffage par tranche de 4500 W.

- La mise à la terre.

- L’interdiction de fixations à griffes pour tous les appareils électriques.

- L’installation d’un parafoudre (dans certains départements et pour les bâtiments dotés d’un paratonnerre).


VI. COMBIEN ÇA COÛTE ?

Les tarifs pour une rénovation totale du réseau électrique varient de 150 € à 200 € HT/m2 pour un logement « tout électrique » et celle d’une rénovation partielle de 80 € à 120 € HT/m²

Logement « tout électrique » Rénovation totale Rénovation partielle
50 m² 7 500 € à 10 000 € HT 4 000 € à 6 000 € HT
75 m² 11 250 € à 15 000 € HT 6 000 € à 9 000 € HT
100 m² 15 000 € à 20 000 € HT 8 000 € à 12 000 € HT
150 m² 22 500 € à 30 000 € HT 12 000 € à 18 000 € HT

Chez Revenus-Locatifs.com, les travaux de rénovation électrique que nous réalisons pour nos clients investisseurs sont compris dans l’enveloppe globale de rénovation.

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