L’envie d’avoir plus d’espace de vie est légitime et il est nécessaire parfois, comme on dit, de « pousser les murs » pour gagner des mètres carrés habitables.

Quand l’aménagement de combles, du sous-sol ou du garage ne suffit pas, il faut envisager de déménager ou d’agrandir la maison. 

Mais, comment gagner des pièces supplémentaires ? Quelle est la meilleure solution ?

Monter un étage ? Mordre sur le terrain ? Par le sous-sol ? Comment ? Qu’est-ce qui est autorisé ?

Faisons ensemble le tour de ces questions.


I. QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES POSSIBILITÉS D’EXTENSION ?

Par surélévation / Extension verticale

C’est l’option la plus fréquente.

La surélévation consiste à ajouter de la hauteur à la maison en tenant compte des contraintes techniques. La surface habitable est augmentée sans modification de l’emprise au sol.

Il y a modification de la structure de l’habitation : on monte de nouveaux murs d’une hauteur de 2,20 m à 2,50 m, puis on installe une charpente neuve ainsi qu’une nouvelle couverture

Il est impératif de pouvoir s’appuyer sur des fondations solides.

- Surélévation partielle 

Elle concerne une seule partie de la maison, par exemple au-dessus d’un garage, d’une annexe, sur une partie de l’habitation…

- Surélévation totale

Il s’agit de la création d’un étage complet.

Dans le cas d’une maison de plain-pied, elle permet de doubler la surface habitable.

- Changement de pente de la toiture

Si la pente est inférieure à 30° et ne permet pas un aménagement de combles, la modification de pente peut remédier à cette situation.

Attention : dans certaines régions du Sud, la modification de pente n’est pas autorisée et la demande de permis de construire est obligatoire quand la surface habitable est accrue de plus de 40 m2

Consultez notre INDISPENSABLE « Aménagement des combles »

Par extension latérale / Extension horizontale ou contiguë

- Ajout d’une aile

C’est une extension collée à un mur porteur avec création ou agrandissement d’une ouverture.

Elle nécessite un terrain suffisamment spacieux.

La superficie de cette extension est dépendante des règles prévues dans le PLU de la commune.

- Véranda

On oppose parfois véranda et extension, considérant que l’une est une structure légère et l’autre une structure lourde.

Disons que la différence tient surtout à leur rendu visuel : un espace à part entière, lumineux et ouvert sur l’extérieur pour la véranda, une continuité de la maison pour l’extension.

La durée du chantier et le coût, nettement inférieurs pour la véranda, font également la différence.

La réglementation est identique pour les deux.

- Sas d’entrée

On peut considérer qu’il s’agit d’une mini extension. Cette petite véranda, si elle ne révolutionne pas la surface habitable de la maison, offre un hall d’entrée très pratique et une source de lumière naturelle bien agréable.

- Montée sur pilotis

Cette extension est idéale pour un terrain en dénivelé. Elle permet d’ajouter une pièce supplémentaire à l’étage et de disposer d’un espace libre, sous forme de pergola couverte, au rez-de-chaussée

- Container maritime

Une solution qui rencontre de plus en plus de succès

Peu onéreuse (jusqu’à 25% moins chère qu’une extension en bois) elle offre de nombreuses possibilités d’habillage.

Nécessite de vérifier si le PLU de la commune autorise l’extension par container.

Par excavation

Moins répandue que l’extension par surélévation, elle permet l’exploitation d’espaces non utilisés en sous-sol, en creusant sous les fondations existantes.

Elle nécessite la réalisation d’une étude de sol et d’une vérification de la solidité des fondations.

Consultez notre INDISPENSABLE « Aménagement d’un sous-sol »


II. QUELS SONT LES TARIFS ?

Chez Revenus-Locatifs.com, les travaux d’extension que nous pouvons être amenés à réaliser, sont compris dans l’enveloppe globale de rénovation. 

Les prix ci-dessous sont des prix moyens constatés pour les extensions les plus fréquentes.

Type d’extension Tarif TTC/mé sans aménagements Tarif TTC/m² avec aménagements
Extension verticale totale ou partielle 800 € à 2200 € 3000 €
Modification de la pente du toit 800 € à 1200 € 2000 €
Extension latérale 500 € à 1500 € 1000 € à 1500 €
Excavation 600 € à 1000€ 1200 € à 2000 €


D’autre sources indiquent des tarifs en fonction des matériaux utilisés, qui peuvent faire varier les coûts du simple au triple.

Type de matériau Travaux d’extension Tarifs
Extension parpaing Gros œuvre + isolation De 1000 à 1200 € TTC/m²
+ aménagement De 1500 à 1800 € TTC/m²
Extension bois Gros œuvre + isolation De 600 à 1200 € TTC/m²
+ aménagement De 1200 à 2000 € TTC/m²
Extension acier Gros œuvre + structure acier De 1800 à 2500 € TTC/m²
+ aménagement De 2500 à 3500 € TTC/m²


III. QUELS SONT LES MATÉRIAUX À UTILISER ?

L’ossature bois 

Le bois est très utilisé, car léger et abordable (même si l’ajout de bardage sur l’ossature fait un peu grimper l’addition).

Esthétique, chaleureux, il constitue également un excellent isolant naturel, aussi bien au niveau thermique que phonique.

La légèreté de l’ossature bois convient à la plupart des extensions, dont la surélévation. 

De plus, la facilité de réalisation qu’il permet est un atout à ne pas négliger : les différents éléments sont fabriqués en atelier et assemblés sur place.

Employé pour une extension latérale, il nécessite des fondations moins profondes que celles nécessaires à une construction en parpaings, donc moins coûteuses.

Le parpaing

Autant utilisé que l’ossature bois.

Bon marché, très apprécié pour sa solidité et sa durabilité, il est composé de matières naturelles et totalement recyclables. C’est une valeur sûre, il résiste au feu, au gel et aux intempéries.

Deux points négatifs tout de même :

- Faibles performances en matière d’isolation thermique et phonique, qui rendent la pose d’un isolant incontournable, autant en intérieur qu’en extérieur.

- Son poids impose la création de fondations solides et, parfois, un renforcement de la structure de la maison.

L’ossature métallique

L’alliance de l’acier et de grandes baies vitrées donne un style résolument moderne.

L’ossature métallique crée une structure autoporteuse qui combine de nombreux avantages :

- Solidité. 

- Pérennité.

- Légèreté.

- Évolutivité.

- Rapidité de montage.

Rapidement assemblée (fabrication en atelier et assemblage sur le chantier), elle s’accorde aussi bien avec le parpaing ou la brique qu’avec le bois. 

Ses points faibles :

- Faibles qualités isolantes.

- La construction d’une extension en acier/verre revient nettement plus cher que les autres solutions.


IV. QUELLES SONT LES DÉMARCHES ADMINISTRATIVES À EFFECTUER ?

Une déclaration préalable de travaux ou un permis de construire sont généralement nécessaires pour engager des travaux qui augmentent la surface habitable, ou entraînent une modification de l’aspect extérieur ou de la structure. 

De manière générale, lorsque l'extension de maison implique une augmentation de la surface habitable, une modification de l'aspect extérieur du bâtiment ou de sa structure, celle-ci requiert soit une déclaration préalable de travaux, soit un permis de construire.

Autorisations d’urbanisme nécessaires

Zone Déclaration préalable Permis de construire
Couverte par un PLU
(Plan local d’urbanisme)
Surface de plancher créée : entre 20 et 40 m² Surface de plancher créée :
> 40 m²
Surface de plancher créée : entre 5 et 20 m² Surface de plancher créée : > 20 m²
Toutes zones Surface de plancher créée portant la superficie totale de la maison au-delà de 150 m²
+ aménagement De 1200 à 2000 € TTC/m²
Extension acier Gros œuvre + structure acier De 1800 à 2500 € TTC/m²
+ aménagement De 2500 à 3500 € TTC/m²

- Obligation de faire appel à un architecte quand la surface de plancher créée porte la superficie totale de l’habitation au-delà de 150 m²

Quelle que soit la surface de l’extension, le permis de construire est obligatoire pour les agrandissements 

-  Qui comportent des opérations de restauration immobilière.

-  Sur des bâtiments protégés au titre des « monuments historiques ».

-  Qui nécessitent des travaux qui modifient la structure du bâtiment et changent sa destination.

Déclaration préalable obligatoire pour les agrandissements

- Qui changent la destination du bâtiment.

- Avec des travaux modifiant l’aspect extérieur du bâtiment.

- À l’intérieur des immeubles de secteurs protégés quand ils ne modifient pas la structure et les volumes d’origine.

- Qui modifient le volume d’un bâtiment suite au percement d’un mur extérieur.

Qu’il s’agisse de grande ou de petite extension, l’architecte Revenus-Locatifs.com étudie la faisabilité des projets d’agrandissement de ses clients investisseurs et les accompagne dans leur réalisation, exceptés ceux nécessitant un permis de construire.

V. COMMENT S’APPLIQUE LA RÉGLEMENTATION THERMIQUE ?

Pour tout savoir sur la réglementation, consultez l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

C'est la surface habitable créée par l’agrandissement de la maison qui détermine les exigences applicables.

Surface habitable créée Exigences de la Réglementation Thermique Permis de construire
< 50 m² RT Existant par élément.
Surface de plancher créée :
> 40 m²
RT 2012
Exceptées l’utilisation obligatoire d’énergies renouvelables pour le chauffage et la mesure de la perméabilité à l’air.
Surface de plancher créée : > 20 m²
> 100 m² RT Neuf
Applicable dans son intégralité.
Surface de plancher créée portant la superficie totale de la maison au-delà de 150 m²
+ aménagement De 1200 à 2000 € TTC/m²
Extension acier Gros œuvre + structure acier De 1800 à 2500 € TTC/m²
+ aménagement De 2500 à 3500 € TTC/m²
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